18 novembre 2015 à la DGFiP : La grève partout, par tous, pour tous !

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De nombreuses interrogations traversent l’esprit des agents de la DGFIP quant à la situation de plus en plus dégradée que la Direction générale et les directions locales leur font vivre, sous la pression des politiques d’austérité menées de concert par le gouvernement et le MEDEF. La colère est de plus en plus présente et légitime.

Une phrase peut résumer ces politiques : toujours moins pour les salariés, toujours plus pour les affairistes et les actionnaires !

Salariés du privé comme du public nous sommes tous touchés.Les preuves sont là :

- volonté de mettre en pièces le code du travail et choix de piétiner la démocratie sociale en imposant unilatéralement le protocole PPCR ;

- plans massifs de licenciements dans les entreprises et suppressions d’emplois dans la fonction publique, particulièrement dans notre administration qui en a déjà subi 30 000 depuis 2002 ;

- extension du travail précaire et remise en cause de nos garanties collectives, et plus généralement du statut général des fonctionnaires ;

- cadeaux au patronat (via le CICE par exemple) et blocage de nos rémunérations avec restrictions budgétaires en plus ;

- réforme territoriale et restructurations/fermetures de nos services ;

- conférence sociale mitonnée pour les intérêts patronaux et criminalisation des salariés d’Air France...

C’est cette logique qui, à la DGFIP, rend l’exercice de nos missions, les conditions de travail toujours plus difficiles et qui n’est pas sans conséquences sur notre vie personnelle et familiale.

C’est cette logique de plus en plus autoritariste, qui conçoit le dialogue social comme une simple formalité, et qui rejette d’emblée toutes les propositions constructives et de progrès que présente la CGT.

Dès lors, nombre de collègues se posent cette question : jusqu’où iront-ils dans cette politique régressive ? La réponse est simple : aussi loin que nous les laisserons faire !

Alors, face au mépris affiché et au déclin organisé au seul profit des plus riches, il n’est pas d’autre voie que l’unité des salariés, leur rassemblement et leur engagement dans l’action autour de leurs revendications concrètes.

Difficile ? Oui ça l’est ! Exigeant ? Oui ça l’est ! Mais rien n’a jamais été donné au monde du travail qu’il n’ait gagné lui même.

Convaincue de la solidarité d’intérêts entre tous les salariés et de la nécessité de développer notre intervention collective, la CGT considère qu’il convient à la fois de développer les luttes dans nos services et de les articuler aux actions interprofessionnelles.

Être plus fort ensemble pour être plus fort dans chaque secteur tel est l’objectif et l’issue pour gagner. C’est pour cela que nous étions dans l’action le 8 octobre dernier.

C’est toujours pour cela, et en s’appuyant sur l’engagement unitaire des principales organisations syndicales de la DGFIP (CGT, Solidaires et FO) que nous vous appelons à décider de la grève pour le 18 novembre prochain.

Le jour choisi est celui du CTR où le Directeur général doit annoncer 2130 nouvelles suppressions dans nos services pour l’année 2016, une annonce scandaleuse et à l’opposé des besoins du service public, des citoyens et des agents.

Pour :
- l’arrêt des suppressions d’emplois et la création des emplois nécessaires,
- le comblement immédiat des vacances d’emplois,
- le maintien du réseau de la DGFIP et l’arrêt des restructurations,
- le maintien et le développement des missions de la DGFIP,
- le maintien et le développement d’un service public de qualité et de proximité,
- le maintien des statuts particuliers nationaux et du code du travail ainsi que le respect de nos droits et garanties,
- le rejet des corps interministériels,
- le retrait des fiches de la Direction Générale remettant en cause les mutations et affectations,
- le déblocage des salaires et l’augmentation du point d’indice,
- l’abandon du rifseep et le refus de toute modulation du régime indemnitaire.

La CGT Finances publiques vous appelle à vous engager dans la grève le 18 novembre et dans les initiatives qui seront organisées au plan local par les organisations syndicales.