Comité National de Suivi des Conditions de Vie au Travail du 11 mai 2016 Pas de moyens pas d'améliorations !

Version imprimableversion PDF

Après de nombreux reports, une nouvelle réunion du comité de suivi du plan d’action sur les conditions de vie au travail est convoquée par la direction générale le 11 mai 2016.
En l’absence d’évolution positive, une nouvelle fois la CGT Finances publiques ne s’y rendra pas.
Non pas que la CGT se désintéresse du sujet bien au contraire mais tout simplement parce que la CGT Finances publiques revendique un véritable droit à l’expression des agents comme des représentants du personnel.
Elle n’a eu de cesse d’alerter la DGFIP sur les ruptures de service public comme sur la dégradation des conditions de vie au travail induites  par les suppressions d’emplois et de missions, les fermetures de sites, les réorganisations et les restructurations.
Le vécu quotidien des agents, c’est une DGFIP qui les malmène et se désintéresse de leur sort collectif et individuel. Et elle voudrait nous faire croire quelle a aujourd’hui un véritable intérêt pour les conditions de vie au travail !
L’ordre du jour de ce comité porte sur l’évolution du tableau de bord de veille sociale, l’utilisation de la fiche d’impact lors  des restructurations, le guide de prévention des risques pshychosociaux et le bilan de différents dispositifs d’expression des agents sur leur travail.
Concernant l’appropriation du vade-mecum et de l’utilisation de la fiche d’impact, seulement 2/3 des directions y ont souscrit . Nous sommes effarés de voir que ces bons élèves n’ont pas retenu dans  leur fiche d’impact la quasi-totalité des points figurant sur le vade-mecum. Ils se contentent de produire une fiche type contenant des éléments convenus et inexploitables.
Nous sommes confrontés une fois de plus à la désinvolture de la DGFIP qui conduit ses restructurations en ne respectant qu’un vague formalisme, tout en refusant une véritable reconnaissance des problèmes  rencontrés par les collègues.
Que dire alors de la mise en place de la mission départementale dédiée aux conditions de travail, nouvelle mission souvent ajoutée à un cadre de la direction consistant seulement à recenser de façon  statistique les difficultés et indicateurs de risques !?
Que dire aussi des évolutions envisagées dans le tableau de veille sociale ou de la synthèse de la campagne de prévention des risques professionnels qui ne servent qu’à mesurer des indicateurs RPS ou recenser  des risques nettement identifiés et dénoncés depuis des années par les CHSCT et pour lesquels  la DGFIP n’a jamais proposé de prévention ni même de traitements correctifs !?
Enfin, le bilan des espaces de dialogue et de discussion de la DGFIP est lui aussi malheureusement pour nous  bien négatif. La perspective de la mise en oeuvre d’espaces d’expression au sein des Ministères économiques et financiers s’inspirant de la DGFIP dans le cadre du plan SSCT 2016- 2018 ne correspond pas à nos attentes ni à celles des personnels.

La suite en pièce jointe...