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GIPA 2015 : le cache misère de la politique salariale gouvernementale

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L’arrêté du 4 février 2015 fixe les éléments à prendre en compte pour le calcul de la GIPA 2015. Sa mise en paiement aura lieu avec la paie du mois de mai.

Le dispositif en place les années précédentes est reconduit, par la comparaison entre l’évolution du traitement indiciaire brut (TIB) détenu par l’agent sur une période de référence de quatre ans et celle de l’indice des prix à la consommation (IPC), hors tabac en moyenne annuelle, sur la même période. Si le TIB effectivement perçu par l’agent au terme de la période a évolué moins vite que l’inflation, un montant indemnitaire brut équivalent à la perte de pouvoir d’achat ainsi constatée est versé à chaque agent concerné.

Pour 2015, la GIPA vise à compenser les pertes de pouvoir d’achat constatées sur la période de référence qui s’étend du 31 décembre 2010 au 31 décembre 2014, sur la base d’un taux d’inflation pris en compte à 5,16% (rappel, ce taux était à 6,3% l’an dernier).

L’existence même de ce dispositif traduit la logique austéritaire dans laquelle est plongée la rémunération des fonctionnaires. Plutôt que des mesures d’ensemble bénéficiant à tous les agents (revalorisation du point d’indice et refonte des grilles indiciaires), les gouvernements préfèrent procéder à un saupoudrage visant à compenser une partie des effets de leur politique.

Pour la CGT, c’est loin d’être suffisant, d’autant que le décrochage estimé de la valeur du point d’indice par rapport à l’inflation est estimé à 7%.

Augmenter les salaires, c’est juste et nécessaire socialement :

- augmenter le point d’indice ne constitue pas qu’une dépense. 1% de plus pour la valeur du point, c’est environ 300 millions d’euros supplémentaires de cotisations salariales pour la protection sociale.
- tenir le pouvoir d’achat de la valeur du point sur l’année 2015 n’excéderait pas 500 à 700 millions d’euros. À rapporter, encore une fois, aux milliards donnés aux chefs d’entreprise qui ne servent qu’à les enrichir et, avec eux, les actionnaires.
- sur les 20 dernières années, ’ensemble constitué par les traitements bruts, primes et pensions versées à tous les ayants-droit a reculé de 0,5 point de PIB, soit près de 10 milliards d’euros. C’est moitié moins que ce qui est alloué au CICE chaque année.