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GT FOR PRO DU 20 DECEMBRE 2017 : La DGFIP réforme sa formation professionnelle à la hache

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Pour la CGT Finances Publiques, le dialogue social à la DGFiP n’est pas digne. Dire qu’il n’est pas à la hauteur des enjeux actuels correspond à la réalité, mais surtout il est un alibi de l’administration quoique de moins en moins crédible auprès des agents. Pour la CGT Finances Publiques, un dialogue social de qualité ne se caractérise pas par le nombre de réunions mais bien par la capacité de l’administration à entendre et prendre en compte la réalité des agents et des services.

La CGT Finances Publiques se présente à ce groupe de travail sur la formation professionnelle ce 20 décembre 2017 sans illusion sur la concertation puisque toutes les propositions de l’administration ont déjà fait l’objet de vives critiques et contre-propositions non entendues à maintes reprises. Pire, les mesures envisagées sont encore plus graves au fil des discussions.

Pour autant la CGT, suite aux actions et revendications des chargés d’enseignement, et forte des milliers de signatures à la pétition demandant à l’administration de revoir son projet, vient aujourd’hui apporter à l’administration des faits. La CGT vient exposer à l’administration la vraie vie, celle des agents, des services… et notamment aujourd’hui la réalité du travail des chargés d’enseignement que Bruno Parent a refusé de recevoir suite à la grève de juillet dernier.

Bien sur la CGT Finances Publiques a de quoi s’exprimer sur les fiches de ce groupe de travail, mais ce qui conditionnera les débats, ce seront bien les réponses de l’administration à la situation factuelle vécue à l’ENFiP et aux inquiétudes légitimes sur le projet de réforme.

Les chargés d’enseignements de l’ENFIP sont sollicités depuis l’été dernier pour participer à des Groupes de travail internes, réunions diverses et ont commencé certains travaux pour la nouvelle scolarité des inspecteurs (scolarité qui comprendra 4 mois de formation « socle » et  4 mois de formation « blocs fonctionnels ») .

Ils dressent certains constats, portent des alertes et interrogations :

 

 Sur le déroulement des travaux d’écriture :

Aujourd’hui, les référentiels du socle et des compétences ont été écrits, les référentiels pour les blocs sont en cours de rédaction.

Mais les constats sont sans appels :

  • Absence de ligne directrice et d’informations dans les GT concernant l’écriture des référentiels :

Par exemple, les enseignants ne savent pas s’ils doivent écrire des séances de 3 heures ou non ; ne savent pas si l’ENFIP va disposer de base école ou non ? difficile de faire un référentiel dans ces conditions.

Dans certains GT, la commande est peu claire et les retours sont contradictoires avec les demandes initiales.

A la lecture des référentiels du socle, on s’aperçoit qu’en fonction du GT ceux-ci n’ont pas le même cadre, la même finesse les eux par rapport aux autres.

Les enseignants constatent qu’il y a aucune concertation en amont entre les GT, ceci entraîne un risque de chevauchement de thématique, et une impossibilité de rationaliser l’écriture et de partager les connaissances.

Cette absence de ligne directrice, de cadrage entraîne donc une charge de travail importante et inutile pour l’enseignant qui se retrouve livré à lui-même.

  • Absence de décharge pour les enseignants qui participent aux GT :

Contrairement à la direction générale lorsqu’il y a une nouvelles réforme, les enseignants ne travaillent pas exclusivement sur celle-ci : « pendant les travaux la vente continue ».

Les enseignants naviguent entre l’écriture de la réforme, leurs cours, la correction des copies, la mise à jour des autres scolarités (B, C LEP LA), synergie Formation Initiale (FI) / Formation Continue (FC)….

  •  Retard sur le démarrage des travaux d’écriture du socle.

Initialement celle-ci devait commencer le 16/10 pour un rendu courant avril.

 A ce jour, certains GT du socle ont eu un top départ le 03/12 pour ensuite stopper les travaux suite à la découverte de problème dans SCENARI (application dans laquelle doivent être rédigées les modules).

Ce problème est notamment lié à la mise en place d’une nouvelle architecture dans cette application.

  • Nouvelle organisation du travail :

Les équipes d’enseignants à l’ENFiP sont organisées par sections documentaires par groupes de matières. Elles comprennent des enseignants et un responsable pédagogique chef de service.

A l’écriture d’une nouvelle scolarité et à la modification de l’application sur laquelle on doit écrire, l’ENFiP décide en plus de modifier l’organisation des sections documentaires.

Cette nouvelle organisation, non plus basée sur travail établissement par établissement mais sur travail inter établissement, entraîne certaines difficultés.

En effet, comment coordonner les travaux d’écriture avec des collègues et des responsables lorsque ceux-ci sont sur d’autres établissements ?

La rédaction des référentiels a été difficile avec cette organisation (difficile de trouver les plages communes de travail, réunion en visio difficile à mettre en place et à animer) alors l’écriture des modules ? ? ? ?

 

Sur la possibilité de faire une scolarité de qualité pour la rentrée de septembre 2018 :

Au delà des éléments précédemment abordés, lorsqu’on compare le nombre d’heures à écrire (4177 heures soit 1392 modules de 3 heures) et le nombre d’enseignants disponible sur l’ENFIP (245 en tenant compte des enseignants en formation continue et des inspecteurs en ACIF).

Chaque enseignant doit écrire pour la scolarité de demain 6 modules (l’écriture d’un module est variable mais peut aller de 30 heures à 100 heures de travail).

Cela constitue une charge de travail très importante, surtout lorsque les autres missions ne diminuent pas et sont déjà importantes vu les promotions en scolarité actuellement. Pour info, si on mobilise 70% : 8 modules/enseignant.

A ce chiffre brut, il fait rajouter quelques éléments de contextes :

  • 6 ou 8 modules / enseignant signifierait que celui-ci peut écrire sur n’importe quelle matière alors que ce n’est pas le cas. Le nombre d’enseignants n’est pas le même pour chaque matière.
  • cette écriture doit se faire sur une nouvelle version de scénari avec une nouvelle architecture : cette nouvelle architecture modifie en profondeur les méthodes de travail/les méthodes pédagogiques du rédacteur. ; - -Toujours sur scénari, les enseignants de la formation continue et des ACIF (50) n’ont jamais utilisé cette application ;
  • Lors de l’écriture, l’enseignant doit également intégrer des nouvelle méthodes pédagogiques ( classe inverseé, MOOC, e-formation…)
  • Enfin, l’enseignant doit également travailler dans une nouvelle organisation.

 

Par ailleurs, et pour finir, j’attire votre attention sur la suite la formation de demain avec notamment le passeport formation.

Aujourd’hui dans certains bloc fonctionnel (GPE) les enseignants piochent abondamment dans les modules de la FC logique puisque scolarité basée sur le geste métier.

D’où ma question : que va t on mettre dans ce passeport ?

A la vue de ce constat, vous comprendrez mon interrogation concernant la date de sept 2018. Les chargés d’enseignement sont très inquiets de la qualité, dans les délais impartis, de la future scolarité.

Colonne de droite publique: