Les agriculteurs se trompent de responsables ! Nouvelles atteintes à la DGFIP 23 février 2016 à Tarbes

Version imprimableversion PDF

Le message de la DGFIP du 10 février dernier concernant les manifestations d’agriculteurs fait état de nouvelles dégradations des bâtiments des Finances publiques intervenues dans plusieurs départements. Aujourd'hui c'est le Centre des Finances Publiques de Tarbes qui a été visé... (des photos des dégradations dans la rubrique média).

Les producteurs dénoncent les conditions d’exercice de leur métier et réclament des mesures plus structurelles, comme l’étiquetage de la provenance de la viande, notamment pour les produits transformés et l’arrêt des distorsions de concurrence à l’échelle européenne.
La seule réaction de la DGFIP aux actes inadmissibles des agriculteurs en colère conduit à des dépôts de plaintes auprès du Procureur de la République.

La protection et la sécurité des agents sont la priorité de la direction générale dixit le message du 10 février sur Ulysse.

Pour la CGT Finances publiques, des mesures de préventions primaires pour assurer la sécurité et l’intégrité physique des agents, des usagers et des bâtiments sont indispensables.

Malheureusement, le message de la DGFIP n’évoque que des dispositions prises pour assurer la continuité du service public et permettre la poursuite des missions dans les meilleures conditions possibles, conditions qui ne nous ont d’ailleurs pas été communiquées.
Nous avons pourtant en mémoire les agissements des légumiers en colère qui avaient mis le feu au centre des finances publiques de Morlaix.

En réponse, nos ministres et le secrétaire d’Etat au Budget «avaient apporté leur total soutien aux cadres et agents de la Direction générale des Finances publiques» après l’incendie volontaire du Centre des finances publiques de Morlaix.

Depuis, nous avons pu constater l’inadaptation des mesures prises face aux attentats de «Charlie» et du 13 novembre 2015.

C’est pourquoi, comme dernièrement à Saint-Lô, face aux comportements violents et incontrôlés des agriculteurs en colère, il nous appartient, en l’absence de réelles mesures de sécurité, d’exiger au cas par cas la fermeture des locaux au public, par droit d’alerte et de retrait, s’il le faut.

Aujourd'hui 23 février 2016 la colère des agriculteurs s'est exprimée à Tarbes.
 
Tous les symboles de l'Etat et des collectivités territoriales ont été visés ( Préfecture, conseil départemental, cité administrative, centre des finances de Tarbes).
 
Le Centre des Finances de Tarbes a été le dernier sur la liste d'un périple qui a débuté le matin.

Palettes et pneus entassés aux  entrées du centre des finances, déversement de fumier et de lisier, clôtures arrachées et barrières écrasées.

A cet égard  on peut raisonnablement s'étonner que les dégradations engagées dès le matin en préfecture  n'aient pas conduit à une protection préventive des bâtiments publics.

Etonnant, qui plus est dans la période  actuelle d'état d'urgence,  lorsque l'on sait que toute manifestation de salariés fait quant à elle l'objet d'un encadrement systématique des forces de l'ordre.

Au cas présent, ces manifestations ont pu se dérouler sans que les forces de l'ordre  ne soient présentes sur le terrain, comme si la dégradation de biens publics devenait une expression du folklore local.

Nous ne laisserons pas la DGFIP exposer ses agents, comme les usagers, à la colère et aux agissements d’exploitants agricoles excédés par la politique du gouvernement. C’est lui le vrai responsable de la colère des agriculteurs.