Les cadres dans la tourmente ! Ensemble réagissons !

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La CGT défend les cadres au sein de sa revendication « professionnellement engagés, socialement responsables ». Aujourd’hui, malheureusement, la Réforme de l’Etat et ses déclinaisons brutales à la DGFIP les confrontent à un fonctionnement totalement erratique, générant une démotivation généralisée, couplé à l’abandon des missions.
Ils sont donc professionnellement écoeurés et socialement découragés.
D’une part les restructurations en tous genres (SIP, SIE , Trésoreries, SPF, Enregistrement,
PCRP, PCE, STDR, brigades de vérifications, recherche, pôles juridictionnels, centres de contacts, PRS, organigrammes des directions…) et les dysfonctionnements informatiques liés aux changements incessants entraînent une perte du sens du travail et une désorganisation généralisée.
D’autre part, les annonces gouvernementales ajoutent à la confusion au niveau des missions avec, par exemple, la mise en place de la retenue à la source et dans le même temps, la suppression de 2130 emplois supplémentaires à la DGFIP.
Qui peut dire quelle sera la cartographie de la DGFIP, ses métiers et ses carrières dans quelques années ?

Comment rester motivés, face à cette avalanche d’attaques de notre réseau et de nos missions, alors que la culture de la performance et les aptitudes à mettre en oeuvre la Réforme de l’Etat restent les critères d’appréciation des cadres ?
Pour s’en convaincre il n’y a qu’à consulter les questions posées dans la dernière enquête du baromètre social et les mauvais résultats remontés concernant : les rythmes des changements et l’évolution de la DGFIP, l’urgence et la complexité, la priorisation et la capacité à faire face, le stress et la motivation... Quant à la fierté de travailler à la DGFIP qui retrace l’attachement des personnels à leurs missions de service public, le résultat aurait été plus mauvais si l’enquête avait été réalisée après l’incurie, voire la manipulation du ministre des finances, appelant en octobre 2015, les contribuables à ne pas payer leurs impôts !
Quel manque de respect pour les personnels de la DGFIP, cadres et agents, dont un des rôles majeurs est de promouvoir le consentement à l’impôt, en expliquant qu’il sert à financer l’action publique au profit de l’intérêt général !