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RÉFORME TERRITORIALE EN GUYANE : « LE RETOUR DU GOUVERNEUR ! »

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BILAN : 9 EMPLOIS DGFIP TRANSFÉRÉS DÈS À PRÉSENT EN PRÉFECTURE...

C’est en janvier 2019, avec une circulaire du premier ministre que les collègues de Guyane ont découvert l’existence d’un projet de nouvelle organisation des services de l’État en Guyane, la mutualisation interministérielle.
Cette nouvelle organisation des services de L’État en Guyane ne répond pas du tout aux attentes de la population exprimées lors du mouvement social de mars-avril 2017.

À maintes reprises, la section CGT Finances publiques de Guyane a interpellé le DRFiP, notamment par un courrier du 14 février 2019 demandant la tenue d’un CTL avec pour seul point à l’ordre du jour la «nouvelle organisation des services de l’Etat en Guyane».

Toutes les demandes de l’intersyndicale DGFIP effectuées auprès de leur direction sont restées lettre morte, cette dernière refusant de communiquer au motif que « cette réforme devait au préalable faire l’objet d’une présentation aux instances représentatives nationales des personnels » (Comité technique ministériel (CTM du 8 juillet 2019) et comité technique de réseau (CTR), ce qui n’est toujours pas le cas pour le CTR.

Nous sommes d’autant plus choqués que ce traitement inédit du dialogue social s’applique à un sujet touchant des collègues d’Outre-mer, pouvant renforcer l’idée qu’ils font l’objet d’un traitement différencié.

Seul le Préfet a accordé une audience à l’intersyndicale de défense des services publics de Guyane le mardi 09 avril 2019.

Le 16 juillet 2019, un projet de décret validant l’organisation, les missions des services de l’État en Guyane a été présenté en Conseil Supérieur de la Fonction Publique de l’État, alors même qu’aucune information, ni discussion ne s’était tenue localement jusque-là.

Les organisations représentatives de la Fonction Publique d’État (FO, FSU, Unsa, CGT et Solidaires) ont majoritairement voté contre ce texte, qui provoque de profondes restructurations et coupe définitivement le lien entre les ministères et leurs services déconcentrés en instituant une interministérialité permanente renforçant l’autorité préfectorale.

Le 25 juillet 2019, après une poursuite grand-guignolesque lors de la visite du Ministre du budget et des comptes publics et de notre DG, une audience a été arrachée par l’intersyndicale de Guyane, au cours de laquelle aucune réponse concrète n’a été donnée. Une réponse écrite sur toutes les questions posées par l’intersyndicale a été promise par le DG, qui ne semble pas pressé de respecter sa parole.

Mais le 14 août 2019, dans l’urgence, un comité technique local a été convoqué alors que la plupart des représentants des personnels, comme beaucoup de nos collègues, se trouvaient en congés annuels.

Malgré les demandes des élus locaux et le courrier de la direction nationale de notre syndicat au DG dénonçant ce coup de force, l’administration a préféré le passage en force au mépris du dialogue social, alors même que les documents envoyés laissent d’importantes zones d’ombres, notamment sur les situations individuelles et le devenir des services et des agents.

Les élus du personnel de la DRFiP Guyane, qui ont boycotté ce comité technique, ont été re-convoqués au nom d’une urgence politique le 22 août, la réforme entrant en vigueur le 1er janvier 2020. Face à cette nouvelle manifestation d’autoritarisme, la séance a été boycottée à nouveau.

La véritable urgence, ce sont les difficultés de la Guyane.

La vraie réponse passe par le renforcement des missions et des moyens du service public tels qu’énoncés dans «l’Accord de Guyane» du 21 avril 2017 et non par son affaiblissement au travers d’une énième réorganisation.

 

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