SERVICES INFORMATIQUES LE MINISTRE NE NOUS ÉCOUTE PAS, ET NE COMPREND PAS LE FONCTIONNEMENT DES SERVICES !

Version imprimableversion PDF

Le secrétaire d’Etat au budget Christian Eckert s’est déplacé à Clermont-Ferrand pour célébrer les 50 ans de l’ENFIP.
La CGT l’attendait.
Il a été interpelé par les personnels qui ont dénoncé le manque de moyens pour travailler, il lui a été aussi rappelé l’importance de l’ISF de M. Macron au regard de l’exemplarité qui lui est demandé ainsi que la nocivité de la loi travail.
Loin de prêter attention aux agents auxquels il n’a répondu à aucun moment, il s’est prêté à un entretien avec les journalistes, démontrant que la réalité de la vie des services n’est plus une préoccupation pour lui, ni même un sujet de compréhension.
Il a en effet déclaré publiquement sur France 3 :
«Il y a des transformations dans la société, dans les techniques d’utilisation de la dématérialisation, de la déclaration en ligne, des nouveaux moyens informatiques qui font que nos agents peuvent gagner en terme deproductivité, comme on le dit de façon un peu maladroite.»

Pour le gouvernement, ce sont les moyens informatiques sous toutes ses formes qui constituent l’opportunité de faire des gains de productivité. Seul objectif : continuer de baisser les effectifs.
M. Eckert feint d’ignorer que les services informatiques sont eux-mêmes touchés par les baisses d’effectifs, comme tous les services de la DGFIP :
- baisse des effectifs de 5 286 informaticiens en 2013 à 4 859 en 2016 ;
- suppression de 108 emplois pour la seule année 2016 dans les DISI ;
- augmentation de la charge de travail dans les services centraux sans moyens supplémentaires.

 

La suite à télécharger