Les agents répondent : « RÉSISTANCE ! »

La réunion du 20 mars avec le secrétaire d’État Olivier Dussop, n’a apporté aucune information réellement nouvelle en termes de « géographie revisitée », et encore moins en ce qui concerne l’emploi à la DGFIP. On nous joue de la flûte !

Le ministre de l’action et des comptes publics Gérald Darmanin, sera-t-il plus loquace pour exposer le plan de destruction de la DGFIP lors de la réunion du 26 mars ?

Nous ne cessons de le dire et de l’écrire, et nous ne cesserons de le dire et de l’écrire : la situation est grave et nous sommes toutes et tous en danger !

Aujourd’hui, l’objectif des pouvoirs publics est simple : Externaliser, privatiser et abandonner des missions, supprimer des emplois, réduire par quatre le nombre des implantations, limiter l’accueil du public aux contacts dématérialisés, abattre notre statut, détruire le service public et ainsi, mettre à mal l’égalité de traitement des citoyens.

Le projet de loi de transformation de la Fonction publique vient accompagner les restructurations massives qui frappent déjà plusieurs secteurs de la Fonction publique, et en particulier la la DGFiP. Il facilitera les restructurations prévues de notre administration et si nous ne résistons pas, la fonction publique républicaine garante de l’égalité de traitement des citoyens ne sera dans quelques années plus qu’un souvenir.

Un agent sur trois en grève à la DGFiP le 14 mars à l’appel de l’intersyndicale DGFiP (Solidaires, CGT, FO, CFDT) !

Dans 10 départements, le taux de grève a dépassé les 50%. Depuis plusieurs semaines des rassemblements, manifestations, grèves et blocages ont été organisés sur tout le territoire de façon exceptionnelle. Des reconductions ont eu lieu en Gironde, dans le Tarn, dans les Pyrénées-Atlantique, en Ariège et en Haute-Garonne dont le mouvement de piquet de grève est entré dans sa septième semaine…

La maison brûle vraiment, il va falloir cesser de regarder ailleurs et d’imaginer que certaines missions ne seraient pas concernées, faute de quoi les survivants se réveilleront sur un tas de cendres.

Un présent sans présentiel et toujours plus de pression sur des services à détruire

Même si, à ce jour, les conséquences sur la sphère informatique de la future géographie revisitée voulue par le gouvernement et le Directeur Général sont peu ou mal connues, nul besoin de faire preuve d’un pessimisme noir pour être sûr qu’elles existeront !

 

Agent des DiSI, nous sommes avant tout des agents des finances publiques, et notre avenircommun dépend de l’avenir de la DGFIP.

Si la DGFIP est réduite à la portion congrue, il en sera de même des services informatiques, entre autres.

Fréjus
Draguignan
Brignoles 1
Brignoles 2

Au niveau national, la DGFiP doit signer un contrat d'objectifs et de moyens sur 3 ans avec la Direction du Budget (fin mars/début avril).
Ce contrat finaliserait les suppressions d'emplois sur la période 2020/2022.

De 18.000 à 25.000 suppressions d'emplois sont prévues soit de 17,5% à 24,5% du volume de l’effectif total de la DGFiP.
Cela pourrait constituer le volant de transferts d'emplois vers d'autres secteurs (collectivités territoriales, hôpital ou secteur privé).

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